Partager l'article ! Le rapport Retailleau: Strategic Risk Management l'a lu pour vous: A la suite de notre précédent post, Strategic Risk Management vous livre de ...
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A la suite de notre précédent post, Strategic Risk Management vous livre de façon synthétique les propositions du rapport Retailleau sur les Entreprises de Taille Intermédiaire au
centre d’une dynamique de croissance.
Hasard du calendrier, télescopage de l’action gouvernementale, le ministre du travail a publié aujourd’hui l’état d’avancement de la prévention du stress professionnel pour environ 1.500 entreprises de plus de 1.000 salariés. Sous la forme d’un indicateur synthétique de type « feu de circulation », il est cartographié sur toute la France les bons et mauvais élèves dans la mise en place d’une politique de prévention du stress professionnel.
Nul doute que cette publication va augmenter le stress de certains dirigeants de ces sociétés car se voir publiquement montrer du doigt entraîne nécessairement des questions sur la gouvernance de ces sociétés, tant du point de vue des actionnaires, des salariés, des organisations syndicales, mais aussi des investisseurs, et des clients !
Alors que Mme Lagarde a présenté au premier ministre un rapport destiné à garantir le développement d’entreprises de taille intermédiaire, l’administration de M. Darcos communique sur des entreprises qui, pour nombre d’entre elles sont soumises à de réelles difficultés économiques.
Mais revenons, après cet aparté, au rapport Retailleau :
Les ETI françaises moins performantes
Selon le sénateur Retailleau, les raisons pour lesquelles la France ne peut aligner autant d'ETI en proportion de son économie que ses principaux concurrents sont:
Qu'elles ne bénéficient ni des aides accordées au PME, ni des structures de suivi et d'accompagnement des grandes entreprises.
Le manque de visibilité par rapport au poids numérique des PME et au poids économique concentré des grands groupes
l'écosystème des entreprises ne laisse pas de place aux ETI face aux grands groupes qui font en sorte de préserver leur importance et limitent l'émergence de nouveaux concurrents.
Strategic Risk Management (SRM) conseille justement ces sociétés !
Effectivement, depuis 1995, Strategic Risk Management conseille les entreprises tant financières qu’industrielles dans leur stratégie de gestion des risques rencontrés dans leur activité. Que ce soit dans le domaine des risques de marché, sur les questions de crédit ou dans leur quotidien opérationnel, Strategic Risk Management met en place des stratégies de gestion des risques innovantes, adaptées et précises.
Ainsi, à l’énoncé des obstacles rencontrés par les ETI, SRM est en mesure de fournir une expertise approfondie sur de nombreux aspects, tant :
Les écueils du rapport
Le rapport remis étudie ainsi des conditions d'un déblocage de la dynamique de croissance des entreprises, en évitant les écueils suivants:
Le fil directeur de la préconisation: "donner de l'air aux ETI plutôt que des aides"
Les mesures préconisées dans le rapport ont un double caractère:
1/ "L'Etat doit contribuer à libérer l'énergie des entreprises"
Le sénateur Retailleau sur ce point retient les dispositifs suivants à mettre en œuvre :
2/ "La croissance est une performance collective"
Ce point met l’accent sur la régulation des relations de co traitance, problématique à forte visibilité (crise de l’automobile, etc.). Pour ce faire, le rapport préconise :
3/ "Agir sur les leviers de compétitivité auprès des ETI"
4/ "Assurer la continuité du financement pendant et après la crise"
Ce dernier axe est particulièrement intéressant en ce qu’il se révèle le plus dense et propose un certain nombre de mesures trouvant leur source dans 4 phénomènes que le sénateur nous livre :
(a) Il dresse un constat de dégradation des bilans des ETI en 2009, compromettant la
qualité de leur dette et leur capacité d’emprunt,
(b) situation renforcée par ailleurs par l’aspiration selon lui de la liquidité des banques
vers les dettes souveraines et aggravé par
(c) la directive Solvency 2, qui fera préférer aux compagnies d’assurance, principaux
pourvoyeurs de liquidité sur les marchés, ce type d’actifs à l’obligataire privé.
(d) Cette situation est la même pour les banquiers avec Bâle 2 et la consolidation de leurs bilans bancaires.
Ainsi, M. Retailleau propose les mesures suivantes :
In fine, le sénateur Retailleau demande la création d’un nouveau véhicule de capital risque, différent des FCPR, FCPI et autres FIP, adaptés aux ETI
Rebondissant sur la nécessaire liquidité des financements de croissance, le rapport souligne la nécessité de revoir certaines des règles prudentielles de Solvency 2, afin de garantir cette liquidité aux entreprises.
Il appelle par ailleurs de ses vœux la mobilisation de l’épargne longue vers le financement des entreprises (actions/obligations/private equity).
Il ne reste plus qu’à suivre la mise en œuvre de l’ensemble de ces préconisations. Le timing des éventuelles traductions législatives de ce rapport dans un collectif budgétaire ne pouvant au mieux qu’intervenir qu’à l’automne (compte tenu du travail parlementaire), et peut être même de façon plus réaliste, mais encore optimiste que lors de la prochaine loi de finances pour 2011…